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DE FIL EN AIGUILLES... DEPUIS LES CHAMPS DE COTON JUSQU'AUX USINES DE CONFECTION. fibrEthik travaille principalement avec deux
groupes de producteurs de coton et deux usines de
transformation et de fabrication des vêtements. LES PRODUCTEURS DE COTON : AGROCEL
Situation : État du Gujarat, Nord-est de l'Inde. Agrocel est une Joint-venture indienne semi-publique (elle rassemble le gouvernement du Gunjarat et des intérêt privés Gujrati) pionnière en agriculture biologique. Créée en 1941, cette entreprise de production et d’exportation de coton, se donne pour objectif d’offrir des services aux agriculteurs du Gujarat, cet état du nord-ouest de l’Inde, tristement connut pour ses sécheresses régulières et la pauvreté de ses agriculteurs aux faibles rendements. Dès sa création, Agrocel se donne la mission d’améliorer l’environnement économique, naturel et social des petits producteurs de coton, afin de limiter l’exode rural, l’appauvrissement grandissant des sols et le manque criant d’accès au marché du coton des agriculteurs trop souvent en faillites. AGROCEL : la mission : Les actions d’Agrocel se concentrent sur : Pour Agrocel, l’ampleur de la tache est immense tant la population est pauvre et les sols arides. Pour mettre fin aux sécheresses de façon permanente, elle propose aux agriculteurs de planter un maximum d’arbre et d’utiliser l’irrigation au goutte-à-goutte (Drip irrigation). Ce système a permis de tripler la production et de réduire l’utilisation d’une eau précieuse. Aujourd’hui, les dirigeants d’agrocel peuvent êtres fiers d’affirmer qu’ils fournissent tout aux agriculteurs : ‘’de la graine au tracteur !’’ Le commerce Équitable : Agrocel va également rechercher des partenaires pour écouler sa production de coton. C’est dans le commerce équitable qu’elle parvient à développer des partenariats solides et durables. Des entreprises européennes comme Poeple Tree et Traidcraft prennent part aux divers projets d’Agrocel. En 2006, ce sont 999 petits producteurs sur les 20 000 adhérents d’Agrocel qui produisent 4500 tonnes annuelles de coton équitable et bio. Agrocel est certifié équitable (FLO – Fair Trade Labelling Organization) depuis 2005. Depuis la création des programmes équitable et biologique, la production de coton a nettement augmenté, les revenus des agriculteurs sont nettement meilleurs et le coût des intrants est limité. Devant le succès de ces groupes de producteur, de nombreux adhérents souhaitent prendre part au programme. Les avantages du commerce équitable : Le prix Le prix payé aux fermiers par Agrocel pour le coton équitable et biologique est de 0,55 CAN$ le kilo. À cela s’ajoute la prime équitable (FLO) de 0,07 CAN$ le kilo et la prime biologique de 0,07 CAN$. Soit un total de 0,70 CAN$ le kilo contre 0,37 CAN$ le kilo pour du coton conventionnel. La prime Grace à la prime équitable Agrocel à mit en place des programmes de construction de sol de ciment dans les étables afin de fabriquer du compost et des pesticides biologiques. La prime sert également au financement de l’achat d’uniformes scolaires pour les enfants, au financement de programmes de formation des femmes. Sont également développés des programmes d’économie de l’eau et plantation d’arbres d’installations de vermi-compost et de diversification des cultures : sésame, castor, lentilles, blé, … Témoignage d’un producteur de coton : Village de Padampar, district de Rapar, M. Bhavan Mavji Patel, cultivateur de coton. Bhavan possède
une terre de 3 acres de coton. Il a 3 enfants et il cultive
du coton depuis 15 ans. Il fait partie du groupe de
producteurs certifiés FLO, mais son coton
n’est pas biologique. «Je fais partie des producteurs d’Agrocel depuis 4 ans. Depuis que je fais partie du programme d’Agrocel, la productivité de mon champ a augmenté jusqu'à 1000kg par acre ! C’est presque le double d’avant ! C’est parce que Agrocel nous apprend de meilleures techniques de production, comme utiliser des engrais naturels, quand et comment les épandre... Les autres compagnies, elles te vendent les semences, mais après il faut te débrouiller tout seul ! Agrocel, ils nous expliquent en groupe comment faire, et puis une fois par saison, il y a un expert qui vient voir comment ça se passe et je peux lui poser toutes les questions que je veux. Je suis prêt à m’engager pour du coton bio dès l’an prochain car, depuis deux ans, je n’utilise presque plus de pesticides ni d’engrais chimiques. Je n’utilise presque que des produits bios. Ils ont très efficaces et surtout beaucoup moins chers ! Pourquoi je ne l’ai pas fait avant ? Par manque d’information ! Mais depuis 3 ans maintenant, lors des réunions de notre groupe de producteurs, plusieurs fermiers des alentours nous disent toutes les améliorations qu’ils ont grâce au biologique : moins cher à produire, meilleur pour l’environnement et la santé des enfants, et surtout un meilleur prix de vente ! Alors il y a deux ans, quand on m’a proposé de participer à la certification équitable, j’ai dit oui ! Comme ça, je fais une bonne transition, j’apprends à remplir les conditions de la certification, de noter tout ce que je fais dans le champ. Et maintenant, je suis prêt pour passer au biologique, et c’est moi qui parle de ce programme aux autres !» Source : Étude Equicoton ©synairgis.com. LES PRODUCTEURS DE COTON : CHETNA
Situation : État d’Andrah Pradesh et du Maharashtra, au centre de l’Inde. Le coton équitable et biologique des T-shirts noirs de fibrEthik est originaire du projet CHETNA. Le projet compte actuellement 1500 familles, mais on s'attend à ce que le projet de production du coton équitable et bio se propage aux États du Tamil Nadu et d'Orissa, et inclue 17.000 fermiers d'ici 2010, produisant 20% du coton biologique développé en Inde. Entreprise appartenant aux producteurs
qui la constituent, CHETNA ORGANICS située à Hyderabad,
Andrah Pradesh, a pour mission d’aider les petits producteurs de
coton des États à améliorer leur production et à la vendre.
L’objectif principal du projet Chetna Organic est d’accompagner
et de supporter les producteurs de coton conventionnel dans leurs
processus de transition vers l’agriculture biologique. Une idée simple :
• Supprimer les produits chimiques donc
supprimer les dépense qui y sont reliées; Pour cela elle met en place une série de programmes :
• Des formations techniques en
agriculture biologique. Quelques techniques de production bio du coton utilisées par les producteurs de CHETNA :
• Pratique l'alternance des cultures
(dans ce cas, il s'agit d'alterner les cultures de coton, de soja, de
maïs et de blé). Ce système permet au plant de
coton de continuer à puiser tous les éléments
nutritifs dont il a besoin dans un sol bien équilibré. La santé Cette reconversion profite aussi à la santé des fermiers. En effet, les populations locales ne se retrouvent plus exposées à toutes ces quantités de pesticides et autres matières nocives employées dans la culture traditionnelle. L'agriculture biologique améliore la qualité de l'eau du sol et de l'eau potable utilisée par l'homme et les animaux. Le succès est au rendez-vous ! Face à un tel succès, ETC
India, se donne des objectifs ambitieux : Dés sa création en 2004, CHETNA ORGANICS (alors ETC India) travaille avec 240 producteurs de coton, qui s’organisent par village en coopératives. et leur nombre ne cesse d’augmenter ! En janvier 2007, ce sont désormais 1782 producteurs provenant de quatre États indiens (Andra Pradesh, Maharashtra, Tamil Nadu et Orissa) qui participent au projet de Chetna Organic. Organisation coopérative Grâce au travail de CHETNA, les producteurs s’organisent, à l’intérieur de chaque village sont créés des MACS : Mutual Aided Cooperative Society). Ces MACS sont des coopératives qui ont en charge d’organiser la production, les formations, le stockage, le transport et les ventes du coton produit par le village. C’est cette organisation responsable qui ont permis progressivement aux producteurs de devenir les propriétaires de CHETNA Organics. Une telle organisation novatrice donne aux agriculteurs l’accès à des services inédits et indispensables pour l’avenir : Le prêt bancaire et le micro crédit . Ce dernier est, la plupart du temps, utilisé par les femmes du village pour des projets de développement communautaire. La mise en commun d’une partie de leur revenu leur permet donc d’intéresser les institutions financières et donc de miser sur leur futur. Depuis quelques années les membres de CHETNA ont vu les infrastructures agricoles de nombreux villages se moderniser, leur production augmenter (100 tonnes en 2005 contre 400 tonnes en 2006) et les cultures se diversifier. CHETNA et le commerce équitable : Depuis 2005, CHETNA est certifiée équitable par FLO (Transfair Canada). Cette certification a non seulement permis aux producteurs d’augmenter leurs revenus, mais aussi, de créer des partenariats solides et durables avec des acteurs majeurs du commerce équitable européens tels que Solidaridad et ICCO, et nord-américains comme FIBRETHIK ! Le prix payé aux fermiers par CHETNA pour le coton équitable et biologique est de 0,55 CAN$ le kilo. À cela s’ajoute la prime équitable (FLO) de 0,07 CAN$ le kilo et la prime biologique de 0,07 CAN$. Soit un total de 0,70 CAN$ le kilo contre 0,37 CAN$ le kilo pour du coton conventionnel. Mais ce n’est pas tout : le plus important est que l'entreprise qui va transformer le coton de Chetna, (voir RAJLAKSHMI) s'engage à acheter lE coton produit par Chetna EN quasi-totalité dans le cadre d'un accord basé sur le nombre de producteurs ! Résultat, de plus en plus de fermiers traditionnels ambitionnent de se reconvertir vers le bio. CHETNA et la prime équitable : La prime générée par le commerce équitable est réinvestie dans le développement communautaire . Pour la gestion de la prime équitable, chaque groupe de producteurs doit faire une proposition chaque année. FLO inspecte la réalisation de ces propositions. Factures, devis et documents doivent être conservés et archivés pour fin d'inspection. Exemples de projets communautaires :
• Pompes à eau RAJLAKSHMI : fabrication des T-shirts Noirs. Situation :Ville de Kolkatta, État
du West Bengal, Est de l'Inde. La transformation du coton Une fois récolté, le coton doit être nettoyé et filé, afin d'obtenir le fil dont on va faire le tissu, puis le vêtement. La transformation de presque tout le coton de CHETNA est fait par l'entreprise RAJLAKSHMI située à Calcutta, West Bengal. Lakshmi est la déesse hindoue de la prospérité. « Rajlakshmi » signifie : Déesse Lakshmi, soit avec nous". Historiquement, Rajlakshmi est un des pionniers du commerce équitable en Inde. Les premiers clients dans le bio ont été des organismes comme GreenPeace, ou le WWF. Entreprise familiale fondée en 1934, ce sont trois générations de gérants qui se succèdent à sa tête. Depuis 3 ans Rajlakshmi a abandonné le coton conventionnel et ne fait plus QUE du biologique et biologique et équitable. Environ 300 employés travaillent chez Rajlakshmi et les trois quarts d’entre-eux se concentrent sur les tâches du découpage et de l’assemblage. Liens CHETNA- RAJLAKSHMI Rajlakshmi a soutenu le projet de Chetna depuis son commencement en 2004, et achète maintenant presque toute la production de CHETNA, qui représente 70% du coton acheté par Rajlakshmi. En 2007, presque 10% de parts de Rajlakshmi ont été donnés aux fermiers de CHETNA, ainsi les fermiers recevront maintenant une part des bénéfices de Rajlakshmi. De plus, Rajlakshmi paye en outre 150 roupies de dédommagement des frais de certifications. Rajlakshmi est engagée depuis déjà cinq ans dans une démarche de responsabilité sociale avec deux partenaires, soit Greenpeance Licence et Oxfam Magasin du Monde. D’un côté, Greenpeance Licence contrôle l’aspect écologique de l’entreprise et de l’autre, Oxfam Magasin du Monde tente d’implanter un code de conduite sociale (Code de conduite de la Campagne Vêtement Propres) afin de s’assurer des conditions de travail des employés de Rajlakshmi. Rajlakshmi et l'environnement Le plus grand soin est apporté par Rajlakshmi pour respecter l’environnement lors de la transformation du coton et des vêtements. Par exemple, les tissus sont lavés au savon et non au détergent; ils sont rétrécis préalablement via un procédé mécanique et non pas chimique. Les teintures sont exemptes de métaux lourds (azo-free dyes) ce qui évite les produits cancérigènes comme le zinc, le plomb etc... Pour blanchir les tissus, on utilise uniquement du péroxyde d'hydrogène. Ce procédé libère uniquement de l'oxygène dans l'atmosphère. C'est le procédé le plus environnemental connu a ce jour. Rajlakshmi, conformément à la certification biologique, n'utilise pas de produits chlorés, ni de blanchiment optique (Optical Whitener). Toutes les étapes du processus de production sont contrôlées par un organisme indépendant de certification biologique. Le certificat délivré par un organe indépendant constitue la preuve qu'il s'agit d'un vêtement fabriqué de façon respectueuse de l'environnement.
D'autre part, la génératrice de courant de la nouvelle usine est une génératrice verte, consommant peu de petrole ! Rajlakshmi et les conditions de travail Oxfam Magasin du Monde tente donc d’implanter un code de conduite sociale (Code de conduite de la Campagne Vêtement Propres) afin de s’assurer des conditions de travail des employés de Rajlakshmi. Ainsi, lorsque la Fairtrade Labbelling Organizations International (FLO) -la certification équitable- a lancé ses exigences supplémentaires pour les commerçants de la filière coton, l’entreprise respectait déjà la majorité des exigences basées sur les conventions de l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Rajlakshmi externalise la filature du coton -fabrication du fil- au sein d'une usine conforme aux normes du travail de l'OIT et est certifiée ISO 9001:2000 (gestion de qualité). Rajlakshmi travaille pour mettre en application les conditions de la campagne vêtements propre dans cette usine (Clean Cloths Campaign avec Oxfam). Cependant cela prendra encore du temps avant d'obtenir la norme SA8000 (une norme sociale globale de responsabilité pour des conditions de travail décentes). Rajlakshmi a deux usines qui produisent les produits finaux. Les deux usines produisent exclusivement les produits de coton biologique, et répondent à toutes les exigences de l'OIT pour leurs travailleurs. En fait Rajlakshmi va plus loin que des conditions de l’OIT, par exemple en fournissant un service de garde et d’éducation primaire et secondaire pour les enfants des ouvriers, et un arrangement de rotation de prêt pour des ouvriers. Dans les usines, la nourriture et l’hébergement des ouvriers est pris en charge par Rajlakshmi, et dans la nouvelle usine, les conditions d’hébergement sont particulièrement modernes et propres. Les ouvriers de Rajlakshmi peuvent, à l’évidence s’estimer chanceux : les usines de Rajlakshmi sont aérées, clairs, l’hébergement y est offert et le lunch est payé par l’entreprise. Le salaire y est supérieur a la normale d’environ 20% (selon nos calculs et les déclarations de la direction de Rajlakshmi). Rajlakshmi veut devenir un standard dans le traitement des employés à Calcutta et amener les autres industriels à offrir d’aussi bonnes conditions de travail, notamment au travers de la nouvelles usine qui offrira des conditions de travail meilleurs (quoi que la vielle usine soit elle aussi bien au dessus des usines classiques que nous ayons pu voir ! ASSISI GARMENTS : fabrication des T-shirts écrus.
Situation : Ville de Tirupur, État
du Tamil-Nadu, Sud de l'Inde. Cette entreprise est la propriété de l'ordre des Soeurs Franciscaines de Ste Marie Immaculée. Cet ordre agissait jusqu'il y a peu en Inde pour la réhabilitation des lépreux. Puis délaissant les léproseries, (la lèpre est presque disparue en Inde), il déploie maintenant, à travers tout le pays, des missions de soins médicaux, des hôpitaux, des écoles pour les aveugles, sourds, des orphelinats et des maisons d'accueil de personnes âgées, pour personnes handicapées.. En 1994, Soeur Dr Michelle Francis fonde Assisi Garments. Avec l'aide de M. Syril Kurian, qui est toujours le directeur de Assisi Garments, ils ouvrent un premier atelier. Leur objectif : venir en aide et fournir du travail à un groupe de femmes issues de communautés pauvres de la région de Tirupur. Au départ, seuls de petits contrat sont effectués. Des contrats provenant de surplus d'autres compagnies ou bien de vérification. Mais pas de quoi offrir des emplois à temps plein a tout le monde. Alors Soeur Michelle, prenant son bâton de pèlerin, part a la recherche de contrats en Europe, et c'est en Allemagne, en 1995, qu'elle obtient une première commande venant d'un membre du réseau IFAT. Très satisfaits du résultat, ils passeront alors de nouvelles commandes, et demandent a débuter la fabrication de vêtements de coton biologique. M. Kurian part alors a la recherche de coton bio et le trouve auprès d'AGROCEL, au Gujarat. Le problème, à cette époque, est que le petit nombre de contrats et le faible volume, ne permettent pas de fournir un poste permanent à toutes les employées. Et c'est la qu'intervient encore une fois la force du réseau équitable ! Assisi fait l'objet d'une invitation de la part du réseau des magasins du monde en Europe, pour participer à une tournée de conférences et ateliers en Allemagne. M. Kurian rencontre à cette occasion des journalistes allemands qui écrivent l'histoire d'ASSISI, et la publient dans pas moins que 3 revues. Et les choses s'enchaînent : un nouveau client allemand, un autre en Angleterre puis des japonais... Depuis 1999, le problème des
postes à temps partiel est réglé, et ce sont plus de
200 personnes qui travaillent chez Assisi, dont 130 femmes (110
ouvrières textiles + employées administratives).
L'impact du commerce équitable ! Assisi Garments participe au
financement de la construction d'un hôpital pour traiter les
malades atteints du Cancer au Kérala. Le Kérala est l'État
indien le plus durement touché par le cancer. Là bas, les
malades meurent bien trop souvent par manque de soins, les
traitements chimiothérapiques étant trop chers, et les
hôpitaux d'État présentant des listes d'attente
bien trop longues.
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